Mais où est Charlie ?

Poissons sauvages contre poissons d’élevage

http://images.imagehotel.net/tf1e9ac02b.gifLa consommation de poissons et de fruits de mer a triplé en 30 ans. La mode du sushi et des oméga-3 bons pour la santé est passé par là.

Les nouvelles techniques de pêche ou d’élevage des poissons pour répondre à cette demande croissante ne sont pas sans conséquences sur l’environnement. La surpêche est un des problèmes les plus préoccupants. Les stocks de poissons ne parviennent plus à se renouveler. Cela pourrait conduire à de graves pénuries et mettre en péril l’alimentation de nombreuses populations qui dépendent du poisson pour leurs apports en protéines.

L’aquaculture, ou la « révolution bleue » est longtemps apparue comme la solution idéale à la surpêche : 40 % du poisson consommé dans le monde en vient déjà. Mais elle est de plus en plus souvent remise en question par les organisations de défense de l’environnement.

En effet les fermes d’élevage de poissons sont une source sensible de pollution. Le relarguage dans l’eau de mer des résidus de désinfectants, d’antibiotiques et d'excréments de poissons est inhérent à cette culture. Ainsi, une ferme marine moyenne produit avec ses 200 000 saumons autant de ce type de déchets qu’une ville de 62 000 habitants. Miam. De plus, les maladies des poissons d’élevage peuvent aussi contaminer la faune sauvage. Enfin, et c’est le plus ouf, l’élevage peut conduire à la surpêche. Et oui, les poissons carnivores (comme le saumon ou le thon) sont élevés avec du « fourrage », chouette casse-dalle de petits poissons gras tels que harengs, sardines ou maquereaux. Il faut tout de même 10 à 20 kg de poisson fourrage pour produire un pauvre kg de thon.

Malgré tout, l’aquaculture peut être certifiée biologique en France, ce qui garantit la qualité de l’alimentation donnée aux poissons et une pollution réduite de l’eau. un minimum.


Pour en savoir plus :
> Guide de consommation des poissons de WWF : www.pourunepechedurable.com
> Greepeace et la défense de l'océan : http://oceans.greenpeace.org

Par Pruine
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Le mythe de Sherlock Holmes prend un coup de jeune. Filmé par Guy Ritchie, le détective et l'Angleterre victorienne deviennent rock n' roll. Et pourtant, cette adaption est plus fidèle qu'on ne pourrait croire à la vision d'Arthur Conan Doyle de son héros mythique.

http://static1.purepeople.com/articles/7/47/25/7/@/341778-le-film-sherlock-holmes-637x0-3.jpgSherlock Holmes est un chien fou, jeune, bagarreur et joueur. Le bad boy abuse de stupéfiants, oublie de se nourrir et de se laver, mais possède un implacable savoir dont il use pour combattre le crime. À ses côtés, le fidèle Docteur Watson pose comme un dandy rigoureux et réfléchi, cachant mal son goût pour l'action. Ce duo de frères de sang, campé par Robert Downey Jr et Jude Law, s'impose de lui-même. Dans les rues londonienne sombres et surpeuplées de l'ère industrielle, Guy Ritchie filment avec energie des gamins qui courent, sautent, se castagnent. Les méthodes de clipeur du réalisateur remarqué d'Arnaques, crimes et botanique, faisaient craindre le pire aux fans du détective anglais. L'écossais trouve pourtant ici un équilibre entre mouvement excessif du film d'action et plan carré seyant à l'époque victorienne.

Seul bémol, et de taille, le scénario qui n'est pas des plus frais. Basée sur une idée totalement inédite d'une pâle copie de nazi voulant conquérir le monde, la logique de Sherlock Holmes s'oppose à la magie noire. Le dangereux sorcier Lord Blackwood (Mark Strong) est un étrange mélange entre un Éric Besson musclé et un Nicholas Cage réveillé.
Passé cette déception, on s'amuse du jeu spontané de Robert Downey Jr.
mis à rude épreuve face à la femme fatale Irene Adler (Rachel McAdams), personnage issue de la nouvelle Un Scandale en Bohème. Sans forcer, l'acteur souvent confronté à ses propres démons (l'alcool et la drogue), habite l'extraverti Holmes comme personne avant lui (sauf peut-être Jérémy Brett pour la Granada entre 1984 et 1994 et Rupert Everett pour la BBC en 2004). Récompensé par un Golden Globe pour ce rôle, il brise l'image de Derrick anglais que les adaptations télé avait créé. Jude Law, lui, montre un Watson solide, loin du benêt collant son maître de criminologie.

Conan Doyle avait rêvé d'un homme fort et fou à la fois se jouant de la vie et de l'adversité comme un môme se croyant immortel. Cette nouvelle version s'en approche, même si trop de modernité peut refroidir l'imaginaire des fans.


Sortie française, le 3 fev. 2010

Infos en + :
  • Jude Law n'a jamais lu Conan Doyle. En revanche, il a joué aux côtés du magnifique Jeremy Brett dans l'épisode intitulé Les Souvenirs de Sherlock Holmes où il joue Joe Barnes.
  • Série actuellement diffusée sur TMC.
  • Le personnage de Sherlock Holmes a été inspiré par Joseph Bell (1837-1911), médecin et professeur britannique renommé, dont Arthur Conan Doyle suivait les cours en 1877. Bell impressionnait ses patients et élèves grace à ses sens aiguisés de l'observation et de la déduction logique. Scotland Yard fit appel à lui, notamment au sujet des meurtres de Jack l'Éventreur. Joe Bell fut ainsi le premier expert médico-légal de l'histoire.
  • Bell et Doyle sont les heros de la série Les Mystères de Sherlock Holmes actuellement diffusée sur Paris Première.
À lire : L'Homme qui était Sherlock Holmes, une biographie de Joseph Bell par Ely M. Liebow, ed. Baker Street.

  • L'homésologie (ou "étude holmésienne") est une science inventée, visant à retracer la vie du célèbre détective d'après les écrits du Dr Watson, son ami et biographe.
  • Cette science s'attaque dès lors à dénicher les incohérences de l'oeuvre de Doyle, celle-ci courant sur près de 40 ans !
  • Les sociétés holmésiennes (fan club) souvent au doux nom de Baker Street Irregulars, fleurissent toujours aux USA, au Japon et bien-sûr en Grande Bretagne. Les BSI, tirent leur appelation de la bande de gamins des rues qu'Holmes employait parfois comme indicateurs.
  • En France, la très active Société Sherlock Holmes est une référence.
Par Pruine
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Présent en Atlantique et Méditerranée, le thon rouge de l'Atlantique est en voie de disparition : en vingt ans, 80 % des ressources en thon rouge ont disparu ! Principale cause de cette progressive extinction : la surpêche.

http://kelblog.typepad.com/.a/6a00d8341c812853ef010536252b27970c-800wiLa surpêche fait disparaitre les thons rouges. On le sait depuis 2006 et le plan voté de Dubrovnik pour réguler les pêches pirates. Comme un coup d'épée dans l'eau, rebelotte en 2007 à Antalya en Turquie où on prend les mêmes pour toujours faire semblant d'agir. Résultat, la gestion des pêcheries reste inexistante au niveau mondial. L'urgence, c'est que d'après WWF, le thon rouge rentre aujourd'hui dans le top ten des espèces en voie de disparition derrières le tigre, l'ours polaire, le morse du Pacifique, le manchot de Magellan et la tortue Luth.
L’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) estiment qu’on pêche 52 000 tonnes de thons pour les 32 000 autorisées et les 28 000 recommandées par les scientifiques. Cette  estimation devrait baisser de moitié selon l'Icat (l'organisme mondial qui planifie la pêche au thon rouge dans le monde) pour réellement espérer sauver l'espèce.
Un quota jugé encore insuffisant par de nombreux experts scientifiques et ONG. Ces dernières exhortent ainsi le gouvernement français à se prononcer pour l'interdiction du commerce international du thon rouge. Certains restaurateurs et distributeurs ont déjà décidé de ne plus le proposer.

70% de ce précieux poisson pêchés finissent dans les assiettes japonaises. Mais la tradition nippone n'est plus l'unique responsable. En moins de 20 ans et à la faveur de la mode du "sushi", la consommation de poisson a explosé au niveau mondial. D'une meilleure image que le burger, le sushi devient un élément des menus de chaînes de fast food. Les conséquences sur la biodiversité marine sont désastreuses.
Sur Canal +, un doc remonte la source du carnage. « Global sushi » sous titré « Demain, nos enfants mangeront des méduses », explique les différents problèmes posés par la surpêche. Du sud du Chili au Japon en passant par le Sénégal et les ports français de Méditerranée, « Global Sushi » décode les impacts de la mondialisation de ce marché. Le cas du thon rouge, emblématique de la surpêche, est bien évidemment exposé au début du documentaire. Ce très bon film de Jean-Pierre Canet, Damien Vercaemer et Jean-Marie Michel sera diffusé à 20h30 le 1er février. Voir la bande annonce
Voilà de quoi ne plus jouer aux thons. Avec un T comme crocodile.
Par Pruine
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