Il y a 20 ans, le "mur de la honte" tombait. Oui, à Berlin c'était la fête et un vent de liberté soufflait. Heureusement, il y a toujours des murs derrière
lesquels se protèger de ce vent trop fou.
Les médias sont formels. La pire des frontières est un mauvais souvenir. La télé dégueule les
images d'un monde révolu où on pouvait mourir en tentant de passer de l'autre côté.
En 1989 à Berlin, quelques coups de pioches et un concert de David Hasselhof plus tard, la jeunesse allemande découvrait le big Mac et le capitalisme qui va avec. Bonheur.
Depuis, les coréens du nord sont toujours invités à rester chez eux, les israeliens jouent à cache-cache avec les palestiniens, les mexicains voient l'Amérique de loin seulement, etc.
Certaines frontières restent des blessures à vif.
Construits pour se protèger, ces murs de briques, de pierre, de barbelés, sécurisent si on veut, mais surtout enferment ceux qui veulent vivre seuls. Quelles que soient sa raison d'être, un mur
divise et blesse les yeux.
Pour un mur de tombé, une trentaine d'autres se sont élevés en afrique, en asie, au moyen-orient. Aujourd'hui, prés de 26.000 km définissent les nouvelles limites entre les peuples et 18.000
autres sont en préparation.
Auparavant érigés pour prévenir des fuites (Berlin) ou des invasions barbares, (mur d'Hadrien, muraille de Chine) ces cicatrices solides sont aujourd'hui antiterroristes, antimigratoires.Paradoxal dans un système d'ultra mondialisation : la gueule du voisin ne nous convient plus, mais ses pépètes
siiiiiiiiiii.
Alors dans un monde libéral aux contours toujours plus flous, les fortifications sécurisent les populations et permettent malicieusement aux
gouvernementsune activité de façade.
Bon anniversaire.
Quelque chose à dire ?