La diva pop électro est de retour, mais ça fait plus Pop pop pidou que Boum boum tchak. L'éclectique Émilie a quitté l'originalité de la touche française pour le
son parfumé à l'américaine. Quand la petite coccinelle rencontre une étoile.
Émilie Simon est grande aujourd'hui. A 30 ans et toutes ses dents, elle croque la big apple et
pose définitivement ses valoches à New-York. De son amour pour cette ville est né The Big machine, sorti en France le 21 septembre. Le son est totalement revisité : chanté en
anglais, enregistré à New York par Mark Plati (David Bowie, Alain Bashung), avec Darren Beckett à la batterie, Adam Chilenski à
la basse, et avec la complicité de Kelly Pratt ainsi que John Natchez (Arcade Fire, Beirut) pour les cuivres. Son 3ème album
est plus travaillé et plus sage. Plus mature ?
Fini les bidouillages électroniques envahissants, retour à la mélodie humaine. Le piano est la colonne vertébrale de la création et la voix ose reprendre sa place centrale dans les compositions.
Inspirée, Émilie l'est. Il y a du Kate Bush dans ses chansons romantiques et bancales. La gorge déployée laisse filtrer un air léger qui gagne les sommets. Le premier extrait Dreamland en est un parfait exemple. Émilie a bouffé Kate toute crue. Affamée, elle a aussi gobé les synthés gentiment eighties. En plein trip épaulettes et choucroute de l'espace (photo d'époque à l'appui)
c'est le pays des rêves assuré.
Sur The Big machine on pense à Fiona Apple du temps de Extraordinary machine (ça ne s'invente pas). Avec Nothing to do with you, la petite française s'attaque frontalement aux envolées de Tori amos, le pathos en moins. Mais c'est encore la Babooska frappée de Kate Bush qu'on entend dans le fond. Sur The Way i see you, le semblant de modernisme Madonnesque (Madonna tendance Music) fait illusion un instant avant que la voix haut perchée nous rattrappe et colle à nos souvenirs un bon vieux Running up that hill.
Comme dans ces précédents albums (Émilie Simon, Végétal et la BO de La Marche de l'empereur) tout est beau, propre, visuellement aboutit (là c'est Tim Burton que la gourmande a voulu gober;) avec juste ce qu'il faut de rêverie. Malheureusement, la présence à peine cachée de l'illustre ainée est trop écrasante et empêche l'album de véritablement décoller.
Émilie Simon a pris des risques calculés. Elle s'est détachée des rivets nus de métal électro pour se vêtir de soies douces que d'autres ont si bien porté. Mais les soiries choisies la collent et l'enveloppent trop pour la laisser respirer à son aise. Dans son nouveau pays pop, l'américaine d'adoption confectionne pourtant de jolies choses, des étincelles sonores qui réchaufferont au moins notre hiver. Émilie a la Bush hot.
Émilie Simon est grande aujourd'hui. A 30 ans et toutes ses dents, elle croque la big apple et
pose définitivement ses valoches à New-York. De son amour pour cette ville est né The Big machine, sorti en France le 21 septembre. Le son est totalement revisité : chanté en
anglais, enregistré à New York par Mark Plati (David Bowie, Alain Bashung), avec Darren Beckett à la batterie, Adam Chilenski à
la basse, et avec la complicité de Kelly Pratt ainsi que John Natchez (Arcade Fire, Beirut) pour les cuivres. Son 3ème album
est plus travaillé et plus sage. Plus mature ?Fini les bidouillages électroniques envahissants, retour à la mélodie humaine. Le piano est la colonne vertébrale de la création et la voix ose reprendre sa place centrale dans les compositions.
Inspirée, Émilie l'est. Il y a du Kate Bush dans ses chansons romantiques et bancales. La gorge déployée laisse filtrer un air léger qui gagne les sommets. Le premier extrait Dreamland en est un parfait exemple. Émilie a bouffé Kate toute crue. Affamée, elle a aussi gobé les synthés gentiment eighties. En plein trip épaulettes et choucroute de l'espace (photo d'époque à l'appui)
c'est le pays des rêves assuré.Sur The Big machine on pense à Fiona Apple du temps de Extraordinary machine (ça ne s'invente pas). Avec Nothing to do with you, la petite française s'attaque frontalement aux envolées de Tori amos, le pathos en moins. Mais c'est encore la Babooska frappée de Kate Bush qu'on entend dans le fond. Sur The Way i see you, le semblant de modernisme Madonnesque (Madonna tendance Music) fait illusion un instant avant que la voix haut perchée nous rattrappe et colle à nos souvenirs un bon vieux Running up that hill.
Comme dans ces précédents albums (Émilie Simon, Végétal et la BO de La Marche de l'empereur) tout est beau, propre, visuellement aboutit (là c'est Tim Burton que la gourmande a voulu gober;) avec juste ce qu'il faut de rêverie. Malheureusement, la présence à peine cachée de l'illustre ainée est trop écrasante et empêche l'album de véritablement décoller.
Émilie Simon a pris des risques calculés. Elle s'est détachée des rivets nus de métal électro pour se vêtir de soies douces que d'autres ont si bien porté. Mais les soiries choisies la collent et l'enveloppent trop pour la laisser respirer à son aise. Dans son nouveau pays pop, l'américaine d'adoption confectionne pourtant de jolies choses, des étincelles sonores qui réchaufferont au moins notre hiver. Émilie a la Bush hot.
Parce qu'il y en a pas beaucoup et parce qu'ils partent
souvent les premiers, voilà mon coup de coeur pour un mec bien : Matthieu Côte.
Ayant quitté sa Russie natale pour le Bronx à 9 ans,
Regina est un savant mélange de vodka cristalline et de corn-flakes accrocheurs. Elle coule, saisit puis griffe en une chanson. Difficile de décrire un univers si riche et épuré à la fois.
Piano / voix émouvant à des années lumières d'une Tori Amos desséchée.
Quelque chose à dire ?