Mond... ieu

Être homo de nos jours n'est pas que tendance. On pourrait croire que cette sexualité est entré dans les moeurs, qu'un film ou un livre en parlant n'est plus "underground". La réalité est différente, comme ceux qui font encore peur.

Il y a des polémiques dont on se fout et d'autres qui font honte. En France, si l'homosexualité n'est plus ni un crime, ni considérée comme une maladie mentale depuis 1982, elle dérange toujours. Pour preuve, 2 oeuvres = 2 bad buzz.

http://idata.over-blog.com/0/00/74/35/29/Sans-titre-copie-2.jpgJean-Marie Périer, photographe des vedettes sixties, sort un livre de témoignages qu'on espérait d'un autre âge. Casse-toi donne en effet la parole à des jeunes homos jetés à la rue par leur famille. Chassées par ceux qui devraient les protéger et les aimer sans conditions, ils se retrouvent démunis de tout et surtout de dignité.
Ces "tapettes", ces "camionneuses" parlent en toute franchise à un hétéro bourgeois fréquentant le monde du spectacle où être gay est chic. Périer a décidé d'agir après avoir vu un doc sur "Le Refuge", l'association basée à Montpellier prenant en charge ces SDF nouvelle génération. Cette structure ne reçoit aucune aide gouvernementale et reste unique en son genre.
Sauver des jeunes c'est normal, mais les jeunes homos ?

En tête des chevaliers blancs garants de l'amour "contre nature", le sympathique Éric Zemmour dans ces oeuvres ci-dessous :


Le livre de Jean-Marie Périer n'est pas le seul à subir http://www.tetu.com/files/inline_images/baiser-lune-grand.jpgles assauts de la bonne société. Une petite société rennaise, L'Espace du Mouton à plume, a eu la bonne idée de produire un court métrage d'animation destiné aux enfants de CM1/CM2 pour lutter contre les discriminations. Problème : c'est l'histoire d'un poisson lune amoureux d'un poisson chat.
Le Baiser de la lune, financé en partie par le haut commissariat à la jeunesse de Martin Hirsch a déclenché colère et incompréhension. Luc Chatel, ministre de l'Éducation Nationale a dû interdire la diffusion dans les écoles face aux reproches du Parti Chrétien Démocrate de Christine Boutin et de certaines associations de parents choqués. Le Baiser de la lune transformerait en folasse... et regarder Dora l'Exploratrice pourrait donner des envies de fugue ?
Une pétition relayée par Les 4 Vérités hebdo, site de l'actualité Française vue de droite libérale (sic!), recueille sérieusement des signatures contre (je cite) "L'Homosexualité enseignée à nos enfants". Et avec ceci des commentaires d'une rare intelligence de protège-slip : "le lobby homosexuel", "prosélytisme gaucho (qui) menace l'équilibre des enfants", et le Chuck Norris d'honneur pour cette phrase : "Le seul avantage de ce film, c'est qu'on devrait le diffuser dans les pays du tiers-monde afin d'y faire baisser la natalité !".
Bien sûr, aucun de ces libres penseurs n'a vu le film puisque celui-ci est encore en montage. Bien sûr, chacun sait qu'on choisit d'être homo et qu'on peut forcer à l'être. Le Baiser de la lune porte bien son nom, tant il fait nuit dans certains esprits.


Par Pruine
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L'art au féminin ne se cache plus. Pire, il s'affiche et s'accroche à ses lauriers. La preuve, l'exposition évènement Elle@centrepompidou est prolongée jusqu'en février 2011.

http://www.images-chapitre.com/ima3/original/984/22189984_3600004.jpgLe 27 mai dernier, l'accrochage d'oeuvres exclusivement créées par des femmes avait défrisé les moustaches des artistes. Pourquoi les mettre à part ? Ne peuvent-elles pas exister sans ce stratagème ? Ben si... mais difficilement.
Les créatrices, peintres, sculpteuses, photographes, plasticiennes ont beau être de plus en plus nombreuses, elles intéressent moins le marché de l'art et les musées. Pourtant, ce sont principalement des filles qui squattent aujourd'hui les bancs des écoles d'art. Et avec talent.

Cette expo, si elle a choqué même des femmes (c'est effectivement dommage de devoir imposer ce rendez-vous pour montrer ces magnifiques travaux) a un succès fou. Elle ne devait durer initialement qu'une année, mais 870.000 visiteurs plus tard, Beaubourg a décidé de pousser le bouchon encore un peu plus loin.
Aux artistes déjà présentes (Marie Laurencin, Charlotte Perriand, Sophie Calle, Orlan, Tatiana Trouvé, etc.) s'ajoutent 35 artistes. Tous
les époques et toutes les pratiques sont réunies pour balayer une vraie histoire de l'art au féminin. En tout, près de 200 créatrices connues ou non, scénographiées intelligemment des pionnières aux découvertes. Des performances des Guerrilla Girls (groupe d'activistes féministes) et des colloques sont également au programme.

Elle@centrepompidou Acte II, site web du musée et toutes les infos ICI ;)
Par Pruine
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Poissons sauvages contre poissons d’élevage

http://images.imagehotel.net/tf1e9ac02b.gifLa consommation de poissons et de fruits de mer a triplé en 30 ans. La mode du sushi et des oméga-3 bons pour la santé est passé par là.

Les nouvelles techniques de pêche ou d’élevage des poissons pour répondre à cette demande croissante ne sont pas sans conséquences sur l’environnement. La surpêche est un des problèmes les plus préoccupants. Les stocks de poissons ne parviennent plus à se renouveler. Cela pourrait conduire à de graves pénuries et mettre en péril l’alimentation de nombreuses populations qui dépendent du poisson pour leurs apports en protéines.

L’aquaculture, ou la « révolution bleue » est longtemps apparue comme la solution idéale à la surpêche : 40 % du poisson consommé dans le monde en vient déjà. Mais elle est de plus en plus souvent remise en question par les organisations de défense de l’environnement.

En effet les fermes d’élevage de poissons sont une source sensible de pollution. Le relarguage dans l’eau de mer des résidus de désinfectants, d’antibiotiques et d'excréments de poissons est inhérent à cette culture. Ainsi, une ferme marine moyenne produit avec ses 200 000 saumons autant de ce type de déchets qu’une ville de 62 000 habitants. Miam. De plus, les maladies des poissons d’élevage peuvent aussi contaminer la faune sauvage. Enfin, et c’est le plus ouf, l’élevage peut conduire à la surpêche. Et oui, les poissons carnivores (comme le saumon ou le thon) sont élevés avec du « fourrage », chouette casse-dalle de petits poissons gras tels que harengs, sardines ou maquereaux. Il faut tout de même 10 à 20 kg de poisson fourrage pour produire un pauvre kg de thon.

Malgré tout, l’aquaculture peut être certifiée biologique en France, ce qui garantit la qualité de l’alimentation donnée aux poissons et une pollution réduite de l’eau. un minimum.


Pour en savoir plus :
> Guide de consommation des poissons de WWF : www.pourunepechedurable.com
> Greepeace et la défense de l'océan : http://oceans.greenpeace.org

Par Pruine
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