Alors alors ?

On aimait chanter tout seul face caméra pour exprimer la tristesse profonde,
on aimait comme ça, parce que c'est plus beau, être filmé au bout du monde,
on aimait faire de la pub l'air de rien en maillot de bain.

On aimait les petits pas de côté en lançant un poing rageur pour dire non,
on aimait les femmes aux cheveux courts laqués, et les mecs en pastel top canons.

On aimait les accessoires, le maquillage et l'effet spéciaaaal,
on aimait tourner des images pour l'image, sans début ni fin.

Merci les années 80

Par Pruine
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Le jean est devenu un incontournable de la mode. Il drape tous les culs du monde dans toutes les tailles. Avec plus ou moins de bonheur.

Le "blue-jeans", mot sentant bon les 80's, se porte depuis la mythique ruée vers l'or de 1853. D'abord mis par les travailleurs en raison de sa solidité, il est aujourd'hui au centre des préoccupations féminines (après le tampon avec ou sans applicateur bien sûr), à savoir : "est-ce que ce futal me remonte les fesses bordel" !
Il y a autant de jeans qu'il y a de gens dedans. Le "coupe carotte" qui rend stérile, le revers taquin arborant les chaussettes Garfield du 1er de la classe (américaine), remonté sous les bras par de jolies bretelles que ne renierait pas le PDG de la Cogip, bien serré pour faire blouser la chemise western des fans de tuning, version garrot (peu) adaptée à la croissance des jeunes à mèche, etc. Le jean nous place entre hype et has been.
Seconde peau sociale, voire politique, ses blessures, ses mauvais plis, sa souplesse indique qu'on lui en a fait voir et qu'il nous a accompagné partout. Le trou de boulette du lycée, la tache de peinture faite à l'emmenagement du premier studio, la découverte d'un fond de culotte sensible aux courants d'air en terrasse, le bas traînant mollement derrière soi un soir de pluie (et de brouillard),...

Comme un bon ami, il tente de mentir pour notre pseudo bien. Ainsi, les trouvailles "tendances" comme le jean déchiré, rapiécé, délavé qui coûte une blinde, donnent une virginité de rebelle en toc aux ahuris des beaux quartiers. Quant aux plus pauvres, ils achètent des grandes marques pour montrer qu'ils ne le sont pas, pauvres. Pendant ce temps, les rondelettes kiffent le slim et le baggy (dés)habille les racailles de province. Une firme italienne, baptisée Al Quds (Jérusalem en arabe) a même créé un jean spécifique aux hommes musulmans, une coupe confortable permet la prosternation. Ou comment rester fashion en priant le détachement des biens terrestres. On arrête ni le progré, ni le commerce.
Pourtant, personne n'est dupe.
Le vieux bon jean est hors mode et dit tout de nous. À notre corps défendant.
Comme il n'est jamais trop tard pour récupérer une tendance populaire (mouais), le popotin des grands du monde s'entoure de toile denim. Mais attention, il faut le bon contexte. Georges Bush l'use sur un cheval, Obama au base-ball et Sakozy en week-end et en toute simplicité.
Faire peuple est un boulot à plein temps... mais de quelle époque ? Tailles hautes, couleurs fadasses et formes de sac défilent sans honte. Le jean va autant à notre président que la morale à Éric Besson. Le stone washed (bleu pâle) date de 1978, c'est la préhistoire du 501. Et le merveilleux coup de com' se transforma en coup de vieux. C'est moche.
Par Pruine
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Dedo et Yacine, 2 échappés du Jamel Comedy Club, tentent la chronique historique. Chaussettes aux mains, ils n'ont pas froid aux yeux et rhabillent Alain Decaud.
C'est court, enfantin, assez drôle et ultra inventif. Tellement qu'aucune télé ne se risquent à le diffuser. Heureusement, il y a Internet.

Aujourd'hui, la construction des pyramides :

Par Pruine
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